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Hugo Di Feo : apprendre le métier d’entraîneur en frappant des balles avec les meilleures

11 Août 2018
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour

Hugo Di Feo n’a peut-être pas réalisé son rêve d’évoluer sur le circuit de l’ATP, mais il a trouvé un autre moyen de fouler les courts du Stade IGA pendant la Coupe Rogers.

Au cours de sa carrière, le jeune homme de Montréal a passé trois ans et demi au Centre national d’entraînement de Tennis Canada et a participé au volet junior des quatre tournois du Grand Chelem, se qualifiant entre autres pour les huitièmes de finale des Internationaux juniors d’Australie en 2013.

Aujourd’hui âgé de 23 ans, il revient tout juste d’un séjour de quatre ans aux États-Unis, où il a étudié et joué au tennis au sein de la prestigieuse université Ohio State. Il n’a même pas eu le temps de se poser à Montréal et de commencer à se chercher un boulot qu’il a eu droit à une belle proposition dès son retour.

« Il y avait une conférence d’entraîneurs vendredi avec [Simona] Halep et son coach (Darren Cahill) », a raconté Di Feo. Mon ancienne entraîneur, Séverine [Tamborero], qui était responsable de la conférence, a su que Halep cherchait un partenaire de frappe et c’est comme ça qu’elle nous a mis en contact. »

C’est donc avec la numéro un mondiale que Di Feo a échangé quelques balles, d’abord avant le début du tournoi, puis deux ou trois fois pendant. Celui qui a été classé aussi haut que le 19e échelon mondial chez les juniors avait également eu cette chance en 2016.

« Cette année, je n’ai frappé que quelques fois avec Halep parce que j’ai été ajouté un peu à la dernière minute. Mais il y a deux ans, je frappais environ cinq heures par jour. »

Au cours des dernières années, Isade Juneau, un autre joueur québécois, a aussi vécu cette expérience lors de toutes les éditions féminines du tournoi depuis 2008. En 2016, il avait même été choisi comme partenaire pour Venus Williams. (Lire plus)

Halep et son entraîneur n’avaient pas de demandes particulières pour Di Feo et le Québécois a été un peu surpris de constater que certains des entraînements visaient surtout à aider Halep à s’adapter aux terrains montréalais.

« Le premier jour après son arrivée, son coach insistait vraiment sur la constance », a expliqué Di Feo. « Il voulait que je mette beaucoup de balles en jeu pour la faire travailler et pour qu’elle s’habitue aux conditions. C’était intéressant de voir qu’au début, ce n’était pas une question de puissance et de frapper des coups gagnants, mais plutôt une question de régularité. »

À l’instar de Juneau, Di Feo a lui aussi décidé de s’orienter vers une carrière d’entraîneur et compte obtenir sa certification afin de devenir un instructeur de tennis reconnu. Et voir la légende Darren Cahill prodiguer ses conseils à Halep d’aussi près l’a certainement motivé à continuer dans cette voie.