2 – 11 août 2019, MONTRÉALAchetez des billets
X
EN FR
Home   Nouvelles   Cox: Serena cause des problèmes à Thiem et Nishikori, le briseur de rêves nationaux

Cox: Serena cause des problèmes à Thiem et Nishikori, le briseur de rêves nationaux

07 Juin 2019
Écrit par: Damien Cox
Écrit par: Damien Cox
Classé sous:

La défaite de Williams à Roland-Garros a également créé quelques difficultés pour Dominic Thiem.

Sérieusement, quel chevauchement entre les circuits !

Voici ce qui est arrivé. Thiem s’entretenait avec les médias dans la salle d’entrevues principale après sa victoire quand on lui a dit que Williams devait utiliser cette salle immédiatement pour qu’elle puisse terminer ses engagements médiatiques.

Thiem s’est déplacé dans une autre salle, mais il n’était pas content.

« Je ne comprends pas vraiment, je veux dire, sérieusement, c’est quoi ce cirque », a commenté Thiem. « Non, mais c’est une blague, vraiment… je dois quitter la salle parce qu’elle arrive ? »

Après y avoir réfléchi, il s’est ensuite levé et a quitté la salle d’entrevues secondaire.

« Alors je pars aussi », a-t-il dit.

On ne sait pas trop si Williams a insisté pour avoir accès à la salle d’entrevues principale ou si elle a simplement insisté pour en finir au plus vite avec les entrevues n’importe où.

Le lendemain, lorsqu’Eurosport est revenue sur l’incident, Thiem n’a pas vraiment éteint le feu.

« Même si un junior avait été dans la salle, chaque joueur doit attendre. C’est une évidence. À mon avis, cela montre aussi un mauvais caractère. Je suis sûr à 100 % que (Roger) Federer ou (Rafael) Nadal ne ferait jamais quelque chose du genre. »

Le commentaire du « mauvais caractère » a mis la vedette autrichienne au premier plan d’une populaire émission télévisée américaine, The View, animée par Whoopi Goldberg.

« Écoute, jeune homme, personne ne sait qui tu es ! », a commenté Goldberg. « Ne lui en veux pas. Arrête d’être un abruti. »

Assez divertissant que Goldberg ignore que Thiem est l’une des plus grandes vedettes du tennis masculin !

On peut qualifier Kei Nishikori de trouble-fête, de briseur de rêves nationaux.

Au cours de sa carrière, le droitier japonais a accumulé une fiche presque parfaite face à des adversaires qui disputent un Grand Chelem dans leur pays d’origine. En survivant à Benoît Paire 6-2, 6-7, 6-2, 6-7 et 7-5 à Paris, cette fiche est passée à 14 victoires et 1 défaite.

Son palmarès est de 10-1 contre divers Français à Roland-Garros, sa seule défaite étant survenue aux mains de Richard Gasquet en huitième de finale, en 2016. Sa fiche est de 2-0 contre les Australiens à Melbourne ainsi que face aux Américains à Flushing Meadows. Il n’a jamais affronté un Britannique à Wimbledon.

À la Coupe Rogers, il est 1-0 contre les Canadiens, n’ayant croisé le fer que contre le qualifié Peter Polansky au premier tour en 2013, à Montréal. Il avait concédé la première manche, mais s’était bien repris pour signer un gain de 4-6, 6-4 et 6-2.

C’était « Ainsi va le monde » (le feuilleton américain As The World Turns) sur les courts de double à Paris, la ville la plus romantique du monde.

Jamie Murray et Bruno Soares ont fait équipe pendant trois ans et demi et ont récolté deux titres de Grands Chelems — les Internationaux d’Australie et des États-Unis en 2016. Cependant, Murray, 33 ans, et Soares, 37 ans, ont disputé leur dernier match à Paris, s’inclinant dès le premier tour contre Lorenzo Sonego et Mateo Berrettini.

Murray a confié que c’est lui qui avait décidé de dissoudre le partenariat.

« Nous avons eu trois ans et demi extraordinaires ensemble, beaucoup de bons souvenirs, beaucoup de grandes victoires et beaucoup de plaisir », mentionnait-il. « Nous avons eu un excellent partenariat. Il n’y a aucun doute là-dessus. Bruno est l’un de mes meilleurs amis sur le circuit, mais j’ai senti qu’il était temps d’essayer quelque chose de différent. C’est la vie. »

« De toute évidence, c’était une conversation difficile à avoir avec Bruno. Ce n’est pas une chose facile à faire, mais il fallait le faire. »

Murray fera maintenant équipe avec son compatriote britannique Neal Skupski, tandis que Soares unira ses efforts à ceux de Mate Pavic.

« Je ne le prends pas comme une attaque personnelle », commentait Soares. « Nous sommes de bons amis, mais c’est notre travail et s’il pense qu’il vaut mieux pour lui de changer les choses et d’évoluer avec un partenaire différent, je dois respecter cela. »

Fait intéressant, Skupski a dû gérer un divorce encore plus difficile pour faire équipe avec Murray, car il jouait avec son frère Ken.

Pendant ce temps, le plus célèbre des frères Murray, Andy, jouera en double avec Feliciano Lopez au tournoi de Queen’s Club, plus tard dans le mois. Jamie Murray avait clairement indiqué qu’il n’y avait aucune chance que lui et son frère forment une équipe de double.

En 2016, Murray et Soares avaient atteint la finale de la Coupe Rogers, éliminant en cours de route le tandem canadien composé de Daniel Nestor et de Vasek Pospisil avant de s’incliner face à Ivan Dodig et Marcello Melo. En 2017 et en 2018, ils avaient rapidement été sortis à leur premier match.

Comme dit le proverbe, aucune bonne action ne reste impunie.

Marco Trungelleti croirait assurément qu’il faisait ce qu’il fallait en témoignant devant la Tennis Integrity Unit qu’il avait été approché par un arrangeur de matchs, la même personne qui a approché trois autres joueurs argentins.

Ce témoignage a été utilisé dans le cadre de la procédure contre son compatriote Nicolas Kicker, alors 84e mondial, le joueur le mieux classé de tous les joueurs condamnés pour avoir truqué un match. Kicker a été suspendu pour trois ans. Peu après, deux autres joueurs argentins, Frederico Coria et Patricio Heras, ont également été suspendus.

La T.I.U. n’a pas caché le rôle de Trungelleti en tant que dénonciateur, et un an après qu’il ait fait des vagues à Roland-Garros en surprenant Bernard Tomic au premier tour, il est revenu en tant que paria, disant qu’il se sentait méprisé par les autres joueurs après la sentence de Kicker.

« Les autres joueurs ne se serraient plus la main », a-t-il confié au New York Times.

Il s’est dit surpris d’apprendre que les joueurs ne signalaient pas tous les contacts avec des arrangeurs de matchs potentiels, comme ils sont tenus de la faire.

« Je réalise maintenant que ce n’est pas comme ça », disait-il. « Je peux parfois comprendre, mais je ne l’accepte pas. Tant que vous vous taisez, vous permettez à ce système de continuer d’exister. Vous le nourrissez. »

Trungelliti, qui occupe le 139e rang mondial, a perdu au premier tour des qualifications de Roland-Garros.

 

(Photo en vedette: Kathryn Riley/BNP Paribas Open)