Je me souviens : Agassi et Sampras, la dernière finale dans le vieux stade

jeudi, 30 Mai

Ce n’est plus un secret, la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale soufflera ses 40 bougies cet été. Afin de célébrer comme il se doit, pourquoi ne pas se remémorer certains des meilleurs moments du tournoi de façon hebdomadaire jusqu’au lancement de cette 40e édition ?

Pour commencer en force, retournons à la finale de l’Omnium du Maurier de 1995, alors que les deux premiers joueurs sur l’échiquier mondial s’affrontaient pour les grands honneurs.

Malgré leur jeune carrière, Andre Agassi et Pete Sampras se connaissaient déjà très bien, car ils avaient croisé le fer à 15 reprises. À ce moment-là, Sampras possédait une fiche de huit victoires et sept défaites contre son compatriote ; l’issue de ce 16e duel était donc imprévisible.

Après avoir concédé la première manche, Agassi a fait une volte-face, courant toutes les balles et ne laissant aucune chance à Sampras de revenir dans le match. C’est ainsi que le premier joueur mondial de l’époque a récolté son troisième titre au Canada, mais son tout premier à Montréal, en des comptes de 3-6, 6-2 et 6-3. Il aura également été le dernier joueur à remporter un duel sur le Court central du Stade Jarry.

Photo: Bernard Breault / La Presse

En effet, plus tôt cette année-là, la ville avait cédé les droits à Tennis Canada pour reconstruire les installations du parc Jarry. Ému aux larmes, John Beddington, directeur du tournoi, avait dit après la finale : « Il y a 17 ans, nous avions un rêve. Aujourd’hui nous avons eu une finale de rêve. L’an prochain vous aurez un stade de rêve. »

En début d’après-midi, avant de prendre place pour la finale, les amateurs avaient eu la chance d’apposer leur signature sur un des murs du stade. Après le match ultime, c’était au tour du vainqueur de le faire. À la suite de sa consécration, Agassi a signé la surface du Court central. « Bye bye », pouvait-on y lire.

Il faut dire que les Internationaux du Canada avaient toujours occupé une place de choix dans le cœur d’Agassi. En effet, après son triomphe, il avait eu la gentillesse de se souvenir que son retour au jeu après son opération avait commencé un an auparavant, aux Internationaux du Canada.

Disons-le, nous n’aurions pu espérer mieux pour cette dernière édition du tournoi dans le vieux stade, qui avait accueilli une foule record de 119 927 spectateurs au cours de la semaine.

 

(Photo en vedette: Bernard Brault / La Presse)

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