« Ça a été un rêve d’être un joueur de tennis » -Alexandre Barrette

jeudi, 19 Juil

Humoriste, animateur et joueur de tennis, Alexandre Barrette sera le porte-parole de la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale qui se déroulera du 3 au 12 août prochain. Nous l’avons rencontré pour en apprendre davantage sur sa passion pour le tennis.

Alexandre, qu’est-ce que représente pour toi être le porte-parole de la Coupe Rogers ?

Alexandre Barrette : J’ai joué au tennis toute ma vie, depuis que j’ai 7 ou 8 ans, et ça a été un rêve d’être un joueur de tennis, ce que je n’ai malheureusement pas accompli, mais j’ai toujours suivi tous les tournois qui se déroulent pendant l’année. Pour moi, être porte-parole de la Coupe Rogers, qui est un tournoi de grande importance, c’est un grand honneur.

Y viens-tu depuis tes plus jeunes années ?
A.B : Oui, à l’époque, je venais à l’Omnium du Maurier avec mon père. J’ai dû commencer vers les années 1990. Depuis, j’ai sauté deux ou trois étés seulement.

Quel est ton meilleur souvenir au tournoi ?
A.B : Je n’étais pas là, mais quand Simon Larose menait 4-0 contre Agassi, qui est mon idole. Le Québécois avait battu Kuerten le tour d’avant, si je me souviens bien. Sinon, je suis venu voir Sébastien Lareau souvent. Mon ancien coach était celui de Lareau et on avait des laissez-passer VIP. J’ai vu, entre autres, Agassi contre Chang dans la première rangée sur le bord du terrain. C’était un match incroyable. J’ai vu aussi Agassi contre Nadal en finale ici, quand Nadal arrivait sur le circuit, qu’il était un peu arrogant et que je le détestais. Il battait Agassi et ça me tuait.

J’ai vu également des joueurs s’entraîner, ce qui est aussi très significatif pour moi. L’été passé, Verdasco s’entraînait avec deux partenaires sur le Court Banque Nationale. Il avait commencé à frapper des balles vers 18 h, pendant la séance où tout le monde est sur le Court central pour les matchs de soir. Moi, je regardais l’entraînement sur le court secondaire et je me disais qu’il frapperait peut-être 10 ou 15 minutes. L’intensité monte et les deux gars lui donnent toute une pratique. Verdasco, lui, bûche à tour de bras en brossant et ne manque pas une balle. Tu te dis que ça ne durera pas longtemps à cette intensité-là… 1 h 30 ! Je pense que c’est plus impressionnant que n’importe quel match que j’ai vu.

Sinon, j’ai plein d’autres moments marquants en tête. Shapovalov qui a battu Nadal l’an passé, même si je n’étais pas là… J’étais en entrevue… J’étais fâché d’avoir manqué ça ! Je rêve que Félix Auger-Aliassime ait un parcours semblable à un moment donné et idéalement à Montréal.

Il y en a plein des beaux moments, mais voir Nadal, Federer, Agassi, c’est une chance exceptionnelle ! Ils ont marqué le tennis, mais également le sport en général. C’est ça qui est impressionnant. Même quelqu’un qui ne suit pas le tennis sait qui est Nadal. Même chose pour Serena Williams. Ce qu’elle a accompli et ce qu’elle accomplit encore est incroyable. J’ai tellement vu des joueurs ici qui ont marqué le tennis.

Laquelle des joueuses as-tu le plus hâte de voir cette année à Montréal ?

A.B : Je suis un fan d’Ashleigh Barty depuis environ deux ans. Je l’avais justement suivie l’année passée à Wimbledon. J’aime son jeu, je trouve qu’elle est complète : elle est capable de couper, elle brosse, elle monte au filet un peu. Elle n’a pas une physionomie si impressionnante et on dirait que ça sort de l’ordinaire.

Sinon, j’aime beaucoup Halep et Osaka. Puis, il y a aussi Camila Giorgi que je ne connaissais pas, mais je l’ai vue perdre contre Serena Williams à Wimbledon et je trouvais qu’elle frappait bien des deux côtés. La petite Lauren Davis, qui a eu des balles de match contre Angelique Kerber aux Internationaux d’Australie plus tôt cette année, je l’aime bien aussi. J’aime les joueuses complètes, je n’aime pas celles qui font juste frapper fort. J’ai plus de plaisir à regarder Barty que Serena Williams, pour cette raison, par exemple, même si j’ai quand même hâte de la voir.

Si tu avais à en choisir une que tu pourrais interviewer, qui serait-elle et que lui demanderais-tu ?

A.B : Si je parlais bien anglais, Heather Watson. Elle est vraiment belle. Je lui demanderais « Veux-tu qu’on aille en date ce soir ? » (Rires). Sinon, Monica Puig, elle est vraiment belle aussi.

Si tu pouvais bâtir ta joueuse de tennis parfaite selon plusieurs aspects du jeu, qui choisirais-tu ?

A.B : Je prendrais le service de Serena, le coup droit de Halep, le revers de Kasatkina et la force mentale de Venus. Pour la personnalité, j’aime bien Azarenka. J’aime son petit côté un peu show-off comme Djokovic, elle est capable de rire d’elle-même. Je n’aime pas les filles qui sont trop sérieuses. Sérieuses dans leur démarche, oui, mais on reste quand même humain. J’aime Azarenka pour ça. Pour l’agilité, je mets Kasatkina et pour les slices, Barty.

 

Comme vous avez pu le constater, notre porte-parole connaît bien son tennis ! Sa passion pour ce sport est indéniable et vous aurez sans aucun doute la chance de le croiser sur le site de la Coupe Rogers durant les dix jours du tournoi.

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