Cox: « Je sais ce qu’il faut pour travailler fort. » -Serena Williams

vendredi, 1 Nov

Quelle année étrange pour Naomi Osaka ! Tant de hauts et de bas, tant de moments spéciaux, comme lorsqu’elle a réconforté Coco Gauff après sa défaite aux Internationaux des États-Unis.

Les espoirs qu’elle puisse terminer la saison sur une bonne note aux Finales de la WTA de Shenzhen se sont toutefois envolés en poussière lorsqu’elle a dû se retirer du tournoi en raison d’une blessure à l’épaule droite qui s’est manifestée pour la première fois à l’Open de la Chine au début du mois.

Au premier tour du tournoi à la ronde, la troisième mondiale a eu raison de Petra Kvitova, mais elle a déclaré forfait avant son duel contre l’Australienne Ash Barty. Osaka a l’intention de passer une IRM de l’épaule, mais elle croit que son problème est musculaire.

Le championnat de fin de saison n’a jamais été tendre envers la vedette japonaise. L’an dernier, elle avait perdu tous ses matchs et elle est maintenant éliminée de la compétition de cette année.

Elle résumait ainsi sa saison :

« Étonnamment, je pense que cette année est meilleure que l’année dernière, même si j’ai pleuré beaucoup plus cette saison. Je pense que c’est une leçon que j’ai apprise. On a une occasion de changer ce qui nous arrive, même si cela ne semble pas le cas à l’instant présent. »

Le retrait d’Osaka a créé une autre situation intrigante alors que Kiki Bertens, remplaçante de dernière minute, a vaincu Barty 3-6, 6-3 et 6-4.

Barty terminera quand même la saison au sommet du classement mondial — la première Australienne à réussir cet exploit. Evonne Goolagong avait occupé le premier rang, mais durant deux semaines seulement à l’été 1976.

Serena Williams n’a pas l’intention de prendre sa retraite en tant que joueuse incapable de remporter une autre finale d’un Grand Chelem.

Lors de la soirée Forbes 30 Under 30, Williams, 38 ans, a confié qu’elle n’a pas l’intention de prendre sa retraire tout de suite.

« J’adore ce que je fais, et quand je suis sur le terrain, je sens que je suis la meilleure. Je sais ce qu’il faut pour travailler fort. Le jour où je me réveillerai et que je ne me sentirai pas comme ça, je saurai qu’il est temps de passer à autre chose. »

Williams n’a pas joué depuis sa défaite en finale des Internationaux des États-Unis contre la Canadienne Bianca Andreescu, en septembre. Elle mentionne que la nouvelle technologie au tennis lui a permis d’être au sommet de son sport ou tout près.

« Les athlètes de tous les sports — basketball, tennis, football — jouent dans la quarantaine. Cela ne se serait jamais produit il y a dix ou vingt ans. Je fais partie d’une nouvelle génération qui a eu la chance de travailler avec une meilleure technologie, un meilleur équipement et de meilleures chaussures. »

« Ton corps se sent beaucoup plus jeune que ton âge. »

En janvier, Williams tentera encore une fois d’égaler le record en mettant la main sur son 24e titre simple de Grands Chelems dans le cadre des Internationaux d’Australie.

Simona Halep est trop jeune pour être la grande dame du tennis féminin, ou même pour être mentionnée dans la même catégorie d’âge que Serena Williams. Elle a dix ans de moins que la superstar américaine.

Mais Halep, la plus jeune joueuse du Top 5 de la WTA, ressent son âge ces jours-ci, et soupçonne que ses partisans, et peut-être même son propre pays, commencent à se demander si ces meilleurs jours sont derrière elle.

C’est pour cette raison que la victoire de la Roumaine face à Andreescu à Shenzhen, en deux heures et 34 minutes, a été particulièrement significative pour elle.

« J’ai entendu dire dans mon pays que j’étais un peu trop vieille », a-t-elle dit après coup. « C’est pour ça que j’avais un peu de pression. Mais je suis heureuse et fière de pouvoir rivaliser avec des jeunes de 19 ans qui gagnent déjà des Grands Chelems. »

Pendant son match contre Andreescu, Halep a reçu plusieurs visites de son entraîneur Darren Cahill. Les deux forment de nouveau un partenariat après s’être séparés au cours de l’année.

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