John Isner : Quand le tennis et le hockey font bon ménage

jeudi, 8 Août

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

John Isner s’est présenté au Stade IGA pour sa sixième participation à la Coupe Rogers de Montréal avec son arsenal habituel : ses vêtements Fila, ses nombreuses raquettes et son impressionnante collection de casquettes.

Lorsqu’il n’est pas sur le terrain en situation de match, l’Américain et 15e meilleure raquette du monde arbore toujours une casquette décorée d’un logo d’équipe sportive, la plupart du temps celui des Panthers de la Caroline (NFL) ou des Hurricanes de la Caroline (LNH).

Si vous avez croisé Isner ces derniers jours, c’est probablement un couvre-chef orné d’un petit ouragan rouge et blanc qu’il arborait fièrement.

Les Hurricanes ont connu toute une saison cette année et ont marqué la LNH avec leurs amusantes et théâtrales célébrations d’après victoires ainsi que leur parcours jusqu’en finale de l’Association de l’Est des séries éliminatoires de la coupe Stanley.

Le Canadien de Montréal ne s’étant quant à lui pas qualifié pour les séries, Isner a tenu à préciser que son objectif n’était pas de narguer les partisans du Bleu-Blanc-Rouge en portant les couleurs de l’équipe de son enfance.

« Je ne la porte pas non plus pour me vanter », a évoqué, sourire en coin, celui qui a grandi à Greensboro, en Caroline du Nord. « C’est juste que j’adore le sport et j’ai des casquettes de plusieurs équipes. J’aime vraiment le hockey. »

« Ce qui est bien, c’est que beaucoup de joueurs de hockey aiment aussi le tennis. Un bon ami à moi joue pour Vancouver et il vit ici pendant l’été. On va d’ailleurs souper ensemble ce soir. »

Cet ami, c’est le dur à cuire des Canucks de Vancouver Antoine Roussel. Ce dernier, accompagné de l’ancien des Canucks et actuel entraîneur adjoint chez le Rocket de Laval Alex Burrows, était justement sur place mercredi lors du match de deuxième tour d’Isner face au Chilien Cristian Garin. L’Américain s’est finalement incliné 6-3, 6-4.

« Je me suis blessé au pied à Miami cette année et je n’ai donc pas pu participer à la saison de terre battue en Europe, ce qui fait que j’étais à la maison pour toute la durée des séries éliminatoires de la LNH, a mentionné Isner. J’ai assisté à trois matchs des Hurricanes à Raleigh. Je vis à Dallas donc je suis aussi allé à trois ou quatre rencontres à domicile là-bas et j’adore ça. Je suis évidemment devenu un grand partisan des Stars parce que j’assiste souvent à leurs matchs, j’habite très près de l’aréna et je connais plusieurs de leurs joueurs.

« Mais les Hurricanes seront toujours mes préférés. »

Isner est d’ailleurs capable de vous décrire chaque match de la série Hurricanes-Canadien qu’ils se sont disputée au printemps 2006 en première ronde, série que la Caroline avait remportée en six rencontres avant d’ultimement soulever la Coupe Stanley.

Il a cependant avoué avoir eu du mal à digérer — comme à peu près tous les partisans des Hurricanes — l’offre hostile que le Canadien a fait à l’étoile montante et joueur autonome avec restriction de la Caroline Sebastian Aho, un geste souvent très mal vu dans la LNH, puisque perçu comme une tentative de « vol ».

Mais un peu avant son match de mercredi à la Coupe Rogers, Isner a enterré la hache de guerre avec les nouveaux rivaux de son équipe favorite, lui qui a reçu en cadeau un exemplaire du célèbre maillot rouge du Canadien avec son nom et le numéro 1 dans le dos.

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

Ce n’est peut-être pas une casquette, mais ça le fera.

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