Malgré le retrait de Serena Williams de la Coupe Rogers, the show must go on, dit Eugène Lapierre

samedi, 4 Août

La triple championne de la Coupe Rogers Serena Williams a dû se retirer du tournoi de Montréal, samedi, citant « des raisons personnelles ».

Le directeur du tournoi, Eugène Lapierre, n’a pas encore eu l’occasion d’en discuter, ni avec l’ancienne numéro 1 mondiale ni avec son agent, donc il n’a pas obtenu plus de précisions quant à ce désistement.

Williams, qui a récemment effectué un retour au jeu après une absence de 14 mois au cours de laquelle elle a donné naissance à sa fille Alexis Olympia, devait initialement se mesurer à la Française Alizé Cornet, au premier tour.

Lapierre a cependant assuré que Williams avait déjà fait quelques demandes pour préparer son arrivée telles que la sorte de lait à acheter pour sa fille ainsi que le type de couches, ce qui laisse croire que jusqu’au tout dernier moment, l’Américaine de 36 ans avait bel et bien l’intention de participer au tournoi.

« Tout ce que je sais, c’est que dans son cas, ça ne doit pas être simple de revenir au jeu en tant que nouvelle mère de famille et d’avoir toutes sortes de choses à gérer comme ça, a évoqué Lapierre. J’ai vu les démarches qu’elle prenait pour arriver ici et c’est toute une aventure. Elle n’a pas non plus eu un tournoi facile lors de son tournoi sur le dur [à Indian Wells en mars], elle n’était peut-être pas non plus assez satisfaite de son niveau de jeu à l’entraînement pour entrer dans un tournoi de ce calibre ici. On ne le sait pas. »

Lapierre a insisté sur le fait qu’on aura tout de même droit à un tournoi très relevé, surtout au cours du premier tour. Malgré la déception entourant le forfait de Williams, the show must go on, a-t-il dit.

« Ça va avec la nature du sport, surtout le sport individuel. Quand on est dans les sports d’équipe, ça paraît un peu moins. Si les Penguins de Pittsburgh sont en ville, ça va être un bon show même si [Sidney] Crosby n’est pas là, a rappelé Lapierre. Au tennis, en sport individuel, ce n’est pas tout à fait la même chose. Mais l’ensemble du tournoi ne change pas. Les 10 premières joueuses sont là, 22 des 25 premières aussi. Quand on regarde le tableau, à chaque deux ou trois lignes, il y a des matchs incroyables. On va avoir tout un show. »

« Ce tournoi est plus gros que n’importe quelle joueuse individuellement. […] C’est le meilleur show de tennis féminin de la planète. On a le record mondial [d’assistance pour les tournois d’une semaine] et on en est très fiers. »

C’est l’Allemande Tatjana Maria, une autre maman sur le circuit de la WTA, qui prendra la place de Williams au tableau principal et qui évitera ainsi de devoir passer par les rondes de qualifications.

Maria a remporté le premier tournoi de sa carrière en juin dernier quand elle a vaincu Anastasija Sevastova en finale à Majorque en Espagne. Elle avait également surpris la championne de la Coupe Rogers l’an dernier, Elina Svitolina, au premier tour à Wimbledon le mois passé.

« Ça va permettre aux gens de découvrir de nouvelles joueuses comme [Daria] Kasatkina, [Naomi] Osaka et [Jelena] Ostapenko, qu’on ne connaît pas encore très bien ici, a ajouté Lapierre. Ce sont des joueuses qui représentent l’avenir du tennis. Et ce tournoi a débuté en 1881 — je n’étais pas là — mais le tennis a grandement évolué depuis et on se sert de ce tournoi pour développer le sport. C’est ce que je vois, c’est sur cela que je me concentre. »