Saviez-vous que… la Coupe Rogers en 10 points

mercredi, 14 Août

Photo : Sara-Jade Champagne / Tennis Canada

Quarante bougies à souffler, des matchs enlevants entre Canadiens dès le premier tour, beaucoup d’amour pour les joueurs russes… l’édition 2019 de la Coupe Rogers aura aussi été remplie de surprises et de rebondissements.

Voici la Coupe Rogers en 10 points/faits saillants/anecdotes savoureuses :

1- Le tournoi fête ses 40 ans

Un panel de discussions rassemblant anciens et actuels acteurs importants de la Coupe Rogers, un court numéro 7 redécoré aux couleurs de 1979, une multitude de vidéos-souvenirs pour se remémorer les beaux moments du passé… les célébrations ont été nombreuses tout au long de la semaine afin de souligner le 40e anniversaire du tournoi. Le tournoi est demeuré fidèle à ses habitudes en 2019 en offrant une expérience unique aux joueurs et aux partisans.

Photo : Patrice Lapointe / Tennis Canada

2- Le Canada bien représenté

Pour la première fois depuis 2013 à Montréal, six joueurs canadiens ont pris part au tableau principal du simple. Le Canada était ainsi le pays le mieux représenté. Grâce à des laissez-passer, Brayden Schnur, Peter Polansky et Vasek Pospisil se sont joints à Milos Raonic, Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov. En participant au troisième tour, Félix est celui qui s’est rendu le plus loin en simple. En double, Denis et son partenaire Rohan Bopanna ont pris part à la demi-finale, subissant une défaite crève-cœur de 7-6(3) et 7-6(7) aux mains des Néerlandais Robin Haase et Wesley Koolhof.

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

3- Des améliorations pour les amateurs et plusieurs autres à venir

Eugène Lapierre a mentionné avoir apporté des changements afin d’améliorer l’expérience client. Les amateurs ont eu notamment accès à davantage de zones ombragées et à une offre alimentaire élargie. Il en a été de même pour la nourriture offerte aux joueurs, qui avaient également accès à des gymnases améliorés. Le directeur du tournoi a également mentionné qu’il aimerait ajouter des gradins supplémentaires aux abords des terrains secondaires. Il souhaite aussi porter une attention particulière à l’aménagement paysager et à la réfection des pelouses, ainsi qu’à l’imperméabilisation des suites et des loges dont certains plafonds fuient pendant de grosses averses.

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

4- Un tableau relevé

Malgré l’absence de Roger Federer et de Novak Djokovic, le niveau de compétitivité du tournoi n’a pas souffert. Pour la première fois depuis 2009, les huit quart de finalistes étaient tous des têtes de série. À ce jour, Montréal est d’ailleurs le seul endroit où le Top 8 s’est retrouvé en quarts (2009) depuis la création du Circuit Masters 1000 de l’ATP en 1990.

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

5- L’effet Félix

Eugène Lapierre l’a dit avant le début du tournoi ; pour une fois, ce n’est ni Rafael Nadal ni Federer qui ont fait exploser la vente des billets il y a quelques mois. Cette année, ce sont plutôt les brillantes prestations de Shapovalov et d’Auger-Aliassime qui ont attiré les spectateurs. Malgré leur amour pour tous les Canadiens présents à Montréal, la foule semblait avoir un net penchant pour le Québécois, comme on a pu le constater lundi et mardi quand Auger-Aliassime a affronté coup sur coup Pospisil et Raonic.

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

6- Une nouvelle coqueluche

Daniil Medvedev, qui est devenu le premier Russe à atteindre la finale de la Coupe Rogers depuis Marat Safin en 2000, a su charmer les amateurs de tennis grâce à sa maîtrise du français. De ses entrevues d’après match à ses points de presse parfois entièrement tenus dans la langue de Molière, Medvedev a trouvé la façon idéale de conquérir le cœur des partisans québécois. Le Russe a appris le français à 17 ans lorsqu’il a déménagé en France pour s’entraîner avec Gilles Cervara.  

Photo : Patrice Lapointe / Tennis Canada

7- From Russia with love

Karen Khachanov et Medvedev ont été les vedettes de la première demi-finale russe de l’histoire de la Coupe Rogers. Malgré des styles différents, il existe plusieurs similitudes entre les deux compatriotes. Ils sont tous les deux nés à Moscou, ont tous les deux 23 ans, mesurent tous les deux 6 pieds 6 pouces, sont tous les deux droitiers et se sont tous les deux amenés à Montréal avec quatre titres de l’ATP derrière la cravate. Medvedev a finalement eu le dessus, mais Khachanov s’est battu jusqu’à la toute fin, s’inclinant 6-1 et 7-6(6).

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

8- Un 5e titre au Canada pour Nadal

Rafael Nadal a aisément remporté un choc des générations contre Daniil Medvedev 6-3, 6-0 en finale de la Coupe Rogers de Montréal, s’adjugeant du même coup son cinquième titre au Canada et son troisième à Montréal. On a beau le surnommer « le roi de la terre battue », l’Espagnol pourrait tout autant être appelé « le roi des Masters 1000 ». Sa finale de dimanche face à Medvedev était la 51e de sa carrière dans cette catégorie de tournois et il compte maintenant 35trophées du Circuit Masters 1000.

Photo : Patrice Bériault / Tennis Canada

9- Record d’assistance

Autre Coupe Rogers, autre année record en termes d’assistance. Encore une fois en 2019, le tournoi montréalais a battu ses précédents exploits. La Coupe Rogers détenait déjà le record pour la plus importante assistance pour un tournoi d’une durée d’une semaine grâce à la marque de 216 097 spectateurs établie en 2017. En 2019, malgré une séance annulée, ce sont 223 023 personnes qui ont franchi les tourniquets du Stade IGA.  

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

10- Et 2020 ? L’an prochain, c’est une année olympique. Comparativement aux Jeux de Rio ou de Londres, les organisateurs de la Coupe Rogers n’auront pas besoin de faire des pieds et des mains pour attirer les meilleurs joueurs à Toronto et à Montréal. En effet, il y aura une semaine entre la fin du tournoi de tennis des JO et la Coupe Rogers. Et c’est la Canadienne Bianca Andreescu qui sera la championne en titre.

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